Aller au contenu principal
Logo du ministère en charge de l'agriculture et de l'alimentation

Animation et développement
des territoires
de l'enseignement agricole

Durdat–Larequille : une exploitation tournée vers l’avenir grâce à un projet de relocalisation ambitieux

Située entre Bourbonnais et Combrailles, l’exploitation agricole de l’établissement de Durdat–Larequille s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de son histoire. Pilotée depuis 2018 par Nicolas Seguin, directeur d’exploitation agricole (DEA), elle constitue un support pédagogique essentiel pour les 170 apprenants du lycée, de la 3e au bac pro, et aux CAP agricoles.
Aujourd’hui, l’exploitation porte un projet majeur : son déménagement aux portes du lycée, un repositionnement stratégique pensé pour renforcer l’apprentissage, améliorer les conditions de travail et préparer le site aux défis agricoles et climatiques de demain.

Un outil productif au service des apprenants

Avec ses 180 hectares certifiés HVE3, l’exploitation a développé deux ateliers : un troupeau de 100 vaches charolaises avec des cultures fourragères diversifiées (méteil luzerne) pour viser l’autonomie ainsi qu’un atelier horticole,

La diversité des productions permet d’accueillir une large palette de situations pédagogiques. Le pôle horticole, entièrement géré par les élèves et professeurs, fournit chaque printemps des plants de fleurs et de légumes. Côté animal, la conduite du troupeau charolais met l’accent sur la génétique (facilité de vêlage, potentiel de croissance, gène sans corne) et l’optimisation de la reproduction.

Le changement climatique impose un affouragement complémentaire pratiquement chaque été. Malgré cela, le bilan fourrager reste excédentaire grâce à des choix agronomiques judicieux. De plus la plantation de nouvelles haies dans le cadre du Plan France relance contribue à découper harmonieusement le parcellaire.

 

L’exploitation est depuis plus de 5 ans à l’équilibre financier, ceci est renforcée par une conjoncture favorable de la filière bovine. Le protocole d’échange pédagogique valorise les heures de travaux pratiques à hauteur de 15 € par élève, cela représente, chaque année, entre 8 000 et 9 000 € dans le budget fonctionnement.

 

« Sur cette exploitation, une dynamique collective est fortement présente, elle est composée d’enseignants, des salariés, des élèves qui s’investissent dans les évolutions et dans l’imagination d’un futur site » précise Nicolas Seguin .

Un projet structurant : rapprocher l’exploitation du lycée

Le sujet central pour l’avenir du site est aujourd’hui clair : relocaliser l’exploitation à proximité immédiate de l’établissement scolaire.

Actuellement, les bâtiments sont situés à plus de 5 kilomètres du lycée, une distance qui freine et handicape l’utilisation pédagogique quotidienne :

  • Déplacements trop longs pour les élèves,
  • Perte de temps dans les enseignements,
  • Difficulté à multiplier les mises en situation professionnelles,
  • Moindre attractivité pour certains projets pédagogiques.

Pour Nicolas Seguin et les équipes pédagogiques, ce constat fait consensus : “La distance est un frein majeur. Nous voulons redonner à l’exploitation sa fonction première : être un outil pédagogique simple d’accès, efficace et polyvalent.”

Le projet, examiné dans les différentes instances décisionnelles, se structure autour de plusieurs axes :

1. Vendre les 180 hectares actuels et acquérir 80 hectares aux portes du lycée

L’objectif n’est pas tant d’augmenter la surface que de créer un outil cohérent, moderne et adapté aux besoins de formation.

2. Construire des bâtiments neufs et fonctionnels

Les infrastructures actuelles, parfois anciennes ou inadaptées (notamment une stabulation issue d’un ancien poulailler), limitent certaines activités pédagogiques et nécessite une vigilance dans la surveillance des animaux (eu égard aux maladies pulmonaires) et un travail accru notamment dans le curage mensuel.

3. Reconfigurer les ateliers pédagogiques

Ce projet vise à refléter les productions du territoire en participer celles concernées par des labels rouges. Le futur site prévoit : 

  • Un troupeau de 30 vaches charolaises,
  • La création d’un atelier ovin,
  • La création d’un poulailler,
  • Un pôle horticole triplé, afin d’accompagner la demande croissante et de renforcer les apprentissages en productions végétales spécialisées.

4. Renforcer la continuité pédagogique

La proximité immédiate permettra d’intégrer l’exploitation dans toutes les séquences de formation : zootechnie, agronomie, agroéquipement, horticulture, agroécologie, et peut être alimenter un de vente directe à la ferme.

Les discussions sont avancées avec le Conseil régional AuRA, notamment pour l’acquisition des parcelles voisines du lycée. Ce projet, l’un des plus structurants jamais envisagés pour le site, est porteur d’un véritable renouveau.

Février 2026 Cédric Boussouf et Hervé Longy animateur Reso'them de l 'enseignement agricole