Projet d'animation et de développement des territoires des établissements publics de l'enseignement agricole

Description

Titre du projet

Le végétal local au service des espaces verts et des espaces agricoles de moyenne montagne

Etablissement

EPLEFPA d'Yssingeaux

Description du projet

Il y a un réel intérêt à valoriser la biodiversité locale :



- pour ses services rendus aux productions végétales



- pour une intégration paysagère cohérente des aménagements ou espaces agricoles en prenant en compte la continuité des trames écologiques.



Les enjeux autour de la préservation des ressources (eau, énergie, paysages et biodiversité spécifique indigène) nous conduisent à modifier nos pratiques.



La gestion raisonnée nécessite une réflexion agroécologique globale depuis la conception des espaces aménagés jusqu’à leur entretien.



Les donneurs d’ordre doivent répondre à une demande sociétale de « plus de nature ».



L’utilisation des végétaux sauvages ou d’origine locale est souvent préconisée car très adaptés aux conditions pédoclimatiques de leur région biogéographique de provenance. Mais sur notre territoire de l'est du Massif Central, collectivités, entreprises et particuliers recherchent ces plants, de culture plus aisée et  plus rustiques. Or l’offre locale en pépinière demeure insuffisante, notamment en ce qui concerne les végétaux vivaces herbacés. 



Ainsi, un nouveau défi s’offre à notre établissement, à savoir :



-participer à l’émergence et au développement d’une filière « flore locale » 



-promouvoir l’utilisation des végétaux locaux grâce aux activités pédagogiques, chantiers, expérimentations (sélection d’espèces adaptées à des conditions diverses, recherche de nouvelles associations végétales pour espace vert à intérêt paysager et/ou écologique)



-animer la démarche sur le territoire, sensibiliser le grand public, concevoir et diffuser des supports techniques, proposer notre expertise.



La mise en œuvre s’articule principalement autour des activités conduites avec les apprenants.



Plusieurs étapes :



-Mobiliser, organiser et mettre en action les équipes pédagogiques en y associant une réflexion transdisciplinaire



-Tisser un réseau local d’acteurs motivés pour une filière de production régionale de plantes locales, mettre en lien 



-Sélectionner des écotypes locaux pour une collecte, une mise en pépinière et une production



-Ecoconcevoir des espaces d’expérimentation, de démonstration et de vulgarisation (espaces à vocation ornementale, paysagère ou écologique, abords de ferme,  bordures parcellaire, espaces verts à fortes contraintes, jardins de boutures ou de graines) principalement sur le site de l'établissement



-Optimiser les activités pédagogiques déjà proposées pour pérenniser les pratiques à travers des séquences pédagogiques bien identifiées



-Capitaliser les expériences sous forme d’un livret de pratiques (recueil de fiches techniques) aisément accessibles par tous les acteurs via un portail internet par exemple



- Développer des actions de communication pour promouvoir l’utilisation du végétal local et en parallèle, pour sensibiliser à préserver la biodiversité ordinaire végétale ou animale



- Créer des outils pédagogiques de découverte de la biodiversité végétale et de la gestion différenciée et agro-écologique pour de jeunes publics, y compris en situation de handicap.



Les diagnostics, l’organisation de la concertation, la conception d’outils de communication et les actions d’animation peuvent mobiliser nos étudiants de BTS DATR.



Les protocoles d’inventaire de la biodiversité, (réalisation, suivi et analyse), la sélection des végétaux locaux (reconnaissance, collecte de graines, implantation), la réalisation de documents techniques offrent de nombreuses possibilités pour rendre acteurs les apprenants de la filière Générale et Technologique (4ème et 3ème EA, 2nde EATDD, STAV et S EAT) et ceux des filières Professionnelles (CGEA et AP).



La réflexion et les échanges avec les professionnels sur la reconnaissance de la flore locale, la création et la réalisation d’espaces paysagers de démonstration ou d’expérimentation sont des chantiers potentiels pour la filière Paysage.



De même, associer des élèves de classe de BAC PRO CGEA et AP, voire BAC TECHNO STAV, filières assez éloignées, autour d’un chantier école serait une expérience grandeur nature. Ils auraient à coconstruire un espace paysager (espace agricole annexe comme la végétalisation de talus ou l'implantation d'une haie) en associant leurs compétences et en échangeant leurs savoirs respectifs.



La démarche pourrait aussi trouver son aboutissement dans le développement de formations courtes au CFPPA.



Globalement cette implication autour de ce thème répond à plusieurs propositions d’actions autour de 3 axes stratégiques de notre projet d’établissement. 


Thématique principale

Biodiversité Apiforme

Thématique secondaire

Horticulture et paysage

Identification

Centre constitutif concerné

LEGTPA Yssingeaux

Adresse et numéro de téléphone de l'établissement

LYCEE GEORGE SAND 85 Route de Queyrières BP41 43200 YSSINGEAUX 04.71.65.70.50

Nom du responsable du dossier

Pierre MARTIN

Fonction du responsable du dossier

Directeur EPLEFPA, Proviseur

Coordonnées du responsable du dossier au sein de l'équipe de direction

LYCEE GEORGE SAND 85 Route de Queyrières BP41 43200 YSSINGEAUX

Nom du chargé de projet

Catherine OLLIER

Fonction du chargé de projet

PCEA Biologie-Ecologie

Coordonnées du chargé de projet

LYCEE GEORGE SAND 85 Route de Queyrières BP41 43200 YSSINGEAUX

Déclaration d'intention


Rapport

Résumé grand public

La demande de plus de naturalité autour des espaces de vie en ville comme à la campagne est de plus en plus importante.  Alors que les enjeux de durabilité des aménagements sont au cœur des projets, de nombreuses alternatives se développent. Quoi de plus intéressant que pouvoir utiliser des végétaux d’origine sauvage et adaptés localement aux contraintes de sol et de climat !



Bien sûr il n’est pas question d’oublier  les variétés horticoles ornementales qui ont toute leur place en aménagements paysagers, d’autant plus quand on parle de gestion différenciée des espaces verts (un compromis entre une gestion stricte et contrainte, et une gestion naturaliste).



En espace urbain, ces végétaux locaux vont participer à la création de corridor et au développement des trames vertes et bleues.



En espace rural pour préserver la biodiversité sur les zones de transition avec la campagne voisine, l’implantation de ces végétaux locaux est un véritable challenge. Ces végétaux sont en adéquation avec la faune autochtone (source de nourriture, pollen, graines, fruits, plante hôte), les interactions multiples vont permettre de conserver ces équilibres nécessaires à la vie des écosystèmes.



 En intégrant par exemple des plantes mellifères si recherchées pour leur nectar par les abeilles et papillons, cela participe au maintien du butinage, de la pollinisation et le citoyen profite de ce spectacle magique sous ses fenêtres.



Ces plantes locales peuvent parfois nous paraître comme banales ou pire encore comme de « mauvaises herbes » mais par leur rusticité, elles permettent aussi aux services verts des collectivités, à l’heure du ZéroPhyto, de limiter les coûts d’entretien et aussi d’arrosage.



Elles offrent une palette infinie de formes et de couleurs et une gamme de végétaux plus résistants pour les espaces collectifs, la voirie, les jardins privés. Il faudra bien sûr un peu de sensibilisation du grand public et un peu de formation des personnels techniques pour bien les reconnaitre et les gérer.



Ces actions permettent ainsi de sensibiliser les futurs professionnels que sont les élèves aux nouvelles attentes dans le monde du paysage.



De plus en plus de marchés publics ou privés demandent de prendre en compte une composante environnementale en intégrant sur les aménagements plus de « nature» : le végétal local peut y répondre. Mais l’offre ne répond pas à la demande actuelle.



Le segment de marché que représente le végétal local herbacé à vocation ornemental n’est presque pas investi par les producteurs locaux sur notre territoire de moyenne montagne.



Avec divers partenaires comme des pépiniéristes - producteurs, des architectes paysagistes, des paysagistes, des botanistes, la réflexion au lycée George Sand est engagée depuis 2015. Elle se concrétise par une implication importante des enseignants et de leurs élèves de la filière Paysage sur plusieurs chantiers. La démarche est animée par Catherine OLLIER, chargée de projet Végétal Local dans l’établissement. Une collaboration est engagée avec des pépiniéristes locaux et avec le lycée horticole de Montravel à Saint Etienne.



Choix judicieux de végétaux, collecte de graines, mise en production de pieds mère, écoconceptions paysagères, implantation sont au programme pour in fine essayer de créer une dynamique sur le territoire pour produire ces végétaux localement.



Cette filière de production est à construire sur notre territoire, en particulier en ce qui concerne les plantes herbacées vivaces.



C’est avec cet objectif que le lycée sensibilise les élèves à des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Le lycée forme ainsi ces futurs professionnels à répondre à ces nouvelles attentes des clients. Ceci nécessite une connaissance pointue des végétaux et une grande maitrise technique.



Prendre conscience que biodiversité locale, conception paysagère et entretien ne sont pas incompatibles, c’est un 1er pas vers une évolution des pratiques et vers la transition agroécologique.


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