Projet d'animation et de développement des territoires des établissements publics de l'enseignement agricole
Génisses croisées au pâturage (Photo EPL 54)

«Un système économe et autonome sur la base d’une cohérence Homme-sol-plante-animal » Bertrand CAILLY
EPLEFPA de Pixérécourt (54)

Explications par Charlotte FIGUEREDO, Chef de Projet sur les 5 exploitations des EPLEFPA Lorrains

 

Cette ferme de l'enseignement agricole en vaches laitières et ovins est conduite de manière tout à fait originale au regard du paysage lorrain voire national.
Vous pouvez en savoir plus en lisant l'article écrit par Charlotte FIGUEREDO, Chef de Projet sur les 5 exploitations des EPLEFPA Lorrains. Pour y accéder, cliquez ICI.


Cette ferme fait aussi parfois la une de la presse locale. A lire ci-dessous.

 

 

A Pix, l'avenir est dans le pré !

Bertrand Cailly, un prof visionnaire.
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Vu dans l'Est républicain du 24 février 2016 (retranscription)

En système conventionnel, la ferme du lycée agricole de Pixérécourt cultive une alternative crédible et rentable.

En avril prochain, il va accueillir successivement huit groupes d’agriculteurs venus de toute la France pour découvrir le dispositif de transition herbagère qu'il développe depuis plusieurs années sur sa ferme de 280 ha située aux portes de Nancy. Bertrand Cailly n'a rien d'un révolutionnaire. C'est un prof pragmatique. Mieux, un visionnaire qui veille sur l'unité pédagogique du lycée agricole de Pixérécourt. En 2013, celle-ci a adhéré au réseau des fermes Dephy dont la principale vocation est de limiter l'usage de la chimie phytosanitaire dans le système agricole conventionnel.

Gains de productivité

Et quand d'autres continuent à utiliser massivement du pesticide ou du fongicide en s'exposant, puis en hurlant contre la pression des normes réglementaires sur le fonctionnement de leurs exploitations, Bertrand démontre le contraire, gains de productivité et grosses économies de charges à la clé. « J'arrive à un seuil de 230 €/ha de charges tout compris contre 400 €/ha voire plus pour une structure laitière lambda », affirme-t-il. A Pixérécourt, le prof disposé d'un cheptel de 75 vaches laitières croisées rustiques qui ruminent sur un parcellaire de 45 ha maintenus en herbe et d'un troupeau de 200 brebis menées chaque printemps en transhumance sur 140 ha de prairies perchées sur le plateau de Malzéville. Ici, l’enseignant a réhabilité la surface herbagère. Il ne sème plus de maïs, n'achète plus de soja d'importation et nourrit ses vaches en hiver avec le foin de céréales cultivées en rotation afin de ménager la terre. Et ça marche : « Ce système a une résilience qui permet de mieux supporter les chocs climatiques ou les fluctuations des marchés et donc des prix ».

Au fil des ans, son modèle a acquis une solide notoriété, tant en Lorraine qu'au-delà, au point d'intéresser un public toujours plus nombreux de paysans installés tout en sensibilisant les jeunes pousses qui fréquentent le lycée, « même s'il reste encore beaucoup de freins à lever ». Sa stratégie montre que des réponses existent. Comme à Pix, il suffit de les appliquer.

RC